Les oubliés 4 : Ingalls

Les oubliés 4 : Ingalls

Inventaire couture maintenant.

Je n’habite pas dans une maison dans la prairie. C’était avant ça. En plein milieu des champs avec le maïs, le colza, les vaches, le vent. Je ne m’éclairais pas à la bougie quand même pourtant quand je suis arrivée là-bas, enfin là-haut (Pas-de-Calais), j’ai été surprise de voir que la nuit, on n’y voyait rien justement. Il fait noir. Ce n’est pas un scoop mais quand on est habitué à l’éclairage public c’est frappant.

Maintenant j’habite au bord de la Scarpe et il y a de la lumière et des voitures qui roulent.

N’empêche que même si je n’habite pas dans la petite maison dans la prairie, je me prends tous les jours pour Charles avec mes bûches. Et il faut croire que c’est ce qui m’a inspirée l’été dernier quand j’ai cousu pour Colette le bloomer des intemporels pour bébés et le béguin assorti en lin jaune.

Toute ressemblance avec un extra-terrestre posé dans un panier à l’avant d’un vélo volant  n’est que fortuite.

Elles me donnent froid ces photos. Je retourne de ce pas tricoter devant la cheminée enroulée dans une couverture en alpaga.

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